
À Madagascar, la justice envoie un signal fort contre l’impunité au sommet de l’État L’ancien président du Sénat malgache, le général à la retraite Richard Ravalomanana, a été condamné, le 1er septembre 2026, à dix ans de travaux forcés par la cour criminelle d’Antananarivo.
Cette figure centrale de l’ancien appareil sécuritaire de la Grande Île, a été reconnue coupable au terme des audiences particulièrement suivies dans la capitale. La justice incrimine directement son implication active dans les opérations de répression brutale menées contre les cortèges populaires qui avaient secoué le pays entre septembre et octobre 2025.
Les bilans documentés par les rapports des Nations unies font état d’au moins 22 personnes tuées et d’une centaine d’autres blessées lors des interventions armées.
Selon les informations relayées par les médias internationaux, les magistrats ont formellement retenu la culpabilité de l’officier supérieur pour complicité de meurtre ainsi que complicité de coups et blessures volontaires.
Le verdict est salué par certains militants et avocats de manifestants, qui y voient une avancée dans la lutte contre l’impunité. Dans le camp de Richard Ravalomanana, en revanche, la décision est contestée. Sa défense a annoncé avoir engagé des recours judiciaires afin de faire appel de cette condamnation.
Il sied de souligner que cette crise avait également entraîné une profonde déstabilisation politique du pays. Sous la pression de la rue, le président Andry Rajoelina avait quitté le pouvoir et fui le pays, ouvrant la voie à l’arrivée au pouvoir du colonel Michaël Randrianirina.




