Le Togo ambitionne de faire du port autonome de Lomé un véritable levier d’industrialisation. En déplacement à Xiamen, en Chine, le président du Conseil, Faure Gnassingbé, a plaidé en faveur d’une coopération avec la Chine afin de mieux tirer parti des retombées économiques et industrielles liées à la position stratégique du pays.
« Ce que nous voulons, ce n’est pas d’augmenter le trafic, mais de capter plus de valeur », a affirmé le président du Conseil lors d’un entretien avec des médias chinois. L’objectif est ainsi de dépasser la seule fonction de transit et de transbordement pour développer davantage d’activités industrielles, logistiques et de transformation autour du port.
Cette coopération se veut essentiellement une meilleure articulation entre les infrastructures portuaires, les zones industrielles et les chaînes de transformation. L’entreposage, le conditionnement, la transformation des marchandises et les services logistiques pourraient ainsi contribuer à accroître la valeur ajoutée créée localement.
Le Togo entend également s’inspirer de l’expérience chinoise, « où les ports sont souvent intégrés à de vastes écosystèmes industriels et commerciaux ». La présence de China Merchants Port Holdings au sein de Lomé Container Terminal (LCT), aux côtés de Terminal Investment Limited, filiale du groupe MSC, constitue un point d’appui pour cette coopération.
Pour concrétiser cette ambition, le pays devra toutefois renforcer les investissements, disposer d’une énergie compétitive, développer les compétences et favoriser l’intégration des entreprises locales dans les chaînes logistiques.
Pour le Togo, l’objectif n’est donc plus seulement d’accroître les flux maritimes, mais aussi de faire du port de Lomé un moteur de diversification économique et d’industrialisation au service de l’économie nationale.
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Savior BOKOSSA (stagiaire)


