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Togo-Éducation : la semaine culturelle se réinvente avec les sciences et les technologies

Togo-Éducation : la semaine culturelle se réinvente avec les sciences et les technologies

Le ministère de l’Éducation nationale veut donner une nouvelle orientation aux activités scolaires au Togo. À travers une note circulaire datée du 14 octobre 2026, le ministre Mama Omorou a annoncé la transformation de la traditionnelle semaine culturelle en « semaine scientifique, technologique et culturelle ». Cette réforme vise à faire de ces moments scolaires des occasions d’apprentissage pratique, d’innovation et de découverte des métiers.

Fini la semaine culturelle limitée aux prestations artistiques, aux danses traditionnelles et aux animations récréatives. Désormais, les établissements scolaires devront intégrer davantage les sciences et les technologies à leurs activités, sans pour autant abandonner les dimensions artistiques, culturelle et sportive. L’ambition affichée par le ministère est de rapprocher les activités extrascolaires des objectifs pédagogiques et des compétences attendues chez les apprenants.

Les sciences et les technologies au cœur des activités scolaires

La nouvelle formule accorde une place importante à l’expérimentation scientifique. Les élèves seront notamment amenés à participer à des expositions, des expériences, des démonstrations, des concours et des défis scientifiques. Ils pourront également présenter des projets réalisés dans le cadre de leurs apprentissages et échanger avec des personnes-ressources pour approfondir leurs connaissances.

Le volet technologique mettra, quant à lui, l’accent sur la découverte des outils numériques et leurs applications pratiques. Des activités de programmation, de robotique, des ateliers de fabrication et des démonstrations technologiques sont notamment prévus. À travers ces initiatives, le ministère entend développer la curiosité des apprenants, stimuler leur esprit d’innovation et les familiariser avec les métiers liés aux nouvelles technologies.

Cette orientation s’inscrit dans la volonté des autorités éducatives de renforcer les compétences pratiques des élèves et de promouvoir les sciences, les technologies et l’innovation, notamment dans le contexte de l’introduction des classes-métiers.

La culture et le sport conservent leur place

Si les sciences et les technologies occupent désormais une place centrale, la culture demeure une composante essentielle du dispositif. La musique, la danse, le théâtre, les activités littéraires et artistiques, ainsi que la valorisation des cultures et traditions nationales restent au programme.

Les compétitions de génie en herbe et les activités sportives et récréatives, dont les championnats interclasses, sont également maintenues.

Pour le ministre Mama Omorou, cette évolution doit permettre de faire de ces rendez-vous scolaires de véritables espaces d’apprentissage, d’expérimentation, de créativité et de valorisation des talents. L’objectif est de dépasser le cadre des simples animations pour privilégier des activités qui contribuent directement au développement intellectuel, pratique et personnel des élèves.

Les établissements appelés à s’ouvrir au monde professionnel

Autre nouveauté importante : le renforcement des liens entre les établissements scolaires et leur environnement socio-économique. Les écoles sont encouragées à collaborer avec les universités, les centres de formation technique et professionnelle, les entreprises, les organisations professionnelles, les collectivités territoriales et les associations.

Les membres de la diaspora disposant de compétences utiles pourront également contribuer à cette dynamique.

Cette ouverture devrait permettre aux apprenants de mieux appréhender les applications concrètes des connaissances acquises en classe, de découvrir différents secteurs d’activité et de s’informer sur les possibilités de formation et d’insertion professionnelle.

Le ministère mise ainsi sur une approche participative, fondée sur le travail en équipe, l’interdisciplinarité et la réalisation de projets concrets. Les élèves ne seront donc plus de simples spectateurs des activités organisées, mais des acteurs à part entière, appelés à proposer, concevoir et réaliser des initiatives, individuellement ou en groupe, sous l’encadrement des enseignants.

Une mise en œuvre sous la responsabilité des acteurs éducatifs

La réussite de cette réforme repose sur la mobilisation de l’ensemble de la communauté éducative. Les chefs d’établissement devront assurer l’organisation des activités en collaboration avec les équipes pédagogiques et les autres acteurs concernés. Les directeurs régionaux de l’éducation et les chefs d’inspection seront chargés d’accompagner et de suivre la mise en œuvre du dispositif dans leurs ressorts respectifs.

Les enseignants auront pour mission d’encadrer les élèves dans la conception et la réalisation de leurs projets, tandis que les responsables éducatifs sont appelés à veiller au respect des nouvelles dispositions.

Dans sa note circulaire, le ministre Mama Omorou insiste sur la nécessité d’une application rigoureuse de la réforme, affirmant accorder une grande attention à sa mise en œuvre.

Romuald A.

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