Togo – Zone portuaire : les transitaires dénoncent les pratiques des importateurs libanais et menacent d’une cessation de travail

📅Publié le : 22 juillet 2026 à 16h05

Au Togo, les transitaires de la zone portuaire se disent laissés pour compte face aux sociétés importatrices étrangères de véhicules. En assemblée générale ce mercredi 22 juillet 2026 sur la plateforme portuaire, communément appelée « Désert », ils ont dénoncé des comportements qu’ils jugent illégaux de la part des importateurs libanais.

Cette assemblée, qui a réuni un collectif de quatre syndicats, notamment le Synatram-Togo, le Sylitransto, le Syliddot et le Sat-Togo, s’est articulée autour de deux points essentiels, à savoir : le retrait des dossiers des mains des transitaires par des importateurs libanais au profit d’un autre transitaire de leur choix, ainsi que les problèmes liés aux frais d’échange des connaissements, à l’Interpol et aux prolongations des DR7.

Togo - Zone portuaire : les transitaires dénoncent les pratiques des importateurs libanais et menacent d'une cessation de travail

Ces deux problèmes, qui minent le secteur du transit des véhicules dans la zone portuaire, ont fait l’objet de débats et de discussions intenses entre les membres et les responsables afin de trouver un dénouement favorable au bon fonctionnement des activités.

Devant l’assemblée, Tona Sodji Komi, secrétaire général adjoint du Sylitransto, a témoigné qu’un dossier lui a été retiré au profit d’un autre transitaire par Fadi Rayes, président du SIVOT, l’association des importateurs libanais, alors que le client l’avait choisi pour les démarches de transit de son véhicule. Un comportement qu’il a dénoncé.

« C’est un comportement que nous avons remarqué chez certains de nos partenaires, surtout les importateurs libanais, qui arrachent les dossiers aux transitaires. Bien que ces transitaires accompagnent les clients vers eux, ils leur retirent les dossiers pour les confier à un autre transitaire de leur choix. Ce comportement risque d’envenimer le climat de convivialité qui existe entre nous et pourrait nous conduire à d’autres problèmes », nous a-t-il confié.

Au sujet des problèmes liés aux frais d’échange des connaissements, à l’Interpol et aux prolongations des DR7, il a souligné qu’il s’agit de charges qui devraient être supportées par les importateurs. Mais, force est de constater que ces derniers les répercutent sur les transitaires.

« Depuis un certain temps, nous avons élaboré une grille tarifaire et nous leur avons demandé de prendre en charge ces frais afin que le coût du transit puisse diminuer et permettre d’attirer davantage de clients vers le port. C’est un système qui permettra à tout le monde d’y gagner, mais M. Fadi Rayes s’oppose à cette décision et cela retarde la mise en œuvre de cette grille tarifaire, alors qu’aujourd’hui les clients sont en train de déserter notre port », a martelé Tona Sodji Komi, secrétaire général adjoint du Sylitransto.

Comme résolution, l’assemblée a décidé d’adresser un mémorandum au directeur général du Port autonome de Lomé, Tengue Kokou, afin de lui faire part de ces problèmes en vue d’instaurer un dialogue entre les importateurs mis en cause et les transitaires, dans le but de favoriser une entente et de faire avancer les activités au port.

À défaut, les transitaires menacent d’observer une cessation de travail s’il n’y a aucune réaction à la suite de ce mémorandum, au plus tard le 15 août 2026. Les premiers responsables ont appelé leurs camarades à rester mobilisés en attendant le mot d’ordre à venir.

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