La 2e édition du Salon International de l’Entrepreneuriat Féminin (SIEF) a ouvert ses portes ce vendredi par un colloque scientifique autour du thème : « Les nouvelles figures du risque en Afrique », dans la salle du Conseil Professeur Ahadzi-Nonou de la présidence de l’Université de Lomé.
La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, professeur Gado Tchangbedji, en présence des représentantes des institutions internationales et de la sous-région au Togo ainsi que d’autres personnalités.
Organisé par la Fondation Citoyens d’Afrique en partenariat avec YAS Togo, ce colloque a réuni des chercheurs, des femmes entrepreneures, des investisseurs et des décideurs. Il vise à réfléchir sur les nouvelles figures du risque en Afrique, en lien avec le thème général du salon : « Le risque entrepreneurial dans le contexte africain », dans le cadre de la recherche scientifique.
En conférence inaugurale, le professeur Atchrimi Tosou a parlé de la gouvernance des risques en Afrique à l’épreuve des mutations contemporaines.

« Le risque vit avec nous tous les jours et, avec ce que nous avons dans le monde, nous avons découvert qu’il y a de nouveaux risques qui sont apparus avec les mutations technologiques, industrielles et environnementales. Nous assistons à de nouvelles facettes du risque et c’est la raison pour laquelle nous avons trouvé intéressant de nous pencher sur cette thématique », a expliqué Dr Kayi Dogbé, présidente du Salon International de l’Entrepreneuriat Féminin et présidente fondatrice de la Fondation Citoyens d’Afrique.
Selon la vice-présidente du salon, Nabou Fall, on parle de nouvelles figures du risque lorsqu’on modélise et matérialise les risques de façon à pouvoir anticiper les défis auxquels les femmes entrepreneures doivent faire face.
« Cela fait 20 ans que je suis entrepreneure en Afrique subsaharienne et les risques, je ne les avais pas prévus. J’aurais bien aimé avoir ce colloque il y a 20 ans. Avoir ces informations, avoir ces réflexions, pouvoir bénéficier de toutes ces intelligences m’aurait permis d’éviter les challenges que j’ai pu traverser tout au long de ma carrière entrepreneuriale », a-t-elle martelé.
En se positionnant sur le SIEF comme sponsor officiel, YAS Togo entend apporter son expertise sur certains nouveaux risques, notamment les risques liés à la transformation numérique et à la cybercriminalité.
« YAS Togo, en tant qu’opérateur de téléphonie mobile et du fixe au Togo, est mieux positionné pour parler et décortiquer ces risques. YAS Togo porte aussi à cœur l’entrepreneuriat féminin. L’entrepreneuriat en Afrique a beaucoup de freins et c’est autour de ces freins que nous allons discuter pour mieux identifier les risques, les analyser et trouver des solutions pour pouvoir accompagner les femmes qui se battent au quotidien en Afrique », a confié Mme Reine Ali-Tiloh Tchakpélé, Manager Sponsoring Événementiel et Visibilité chez YAS Togo.
Dans son intervention, le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, professeur Gado Tchangbedji, a félicité les organisateurs du salon pour ce colloque scientifique, tout en formulant le vœu que les échanges puissent contribuer à enrichir durablement la réflexion sur les nouvelles figures des risques en Afrique et dans le monde.
Le salon se poursuit dans la journée du samedi avec plusieurs activités, entre autres l’Académie panafricaine de l’entrepreneuriat, qui réunira les femmes entrepreneures autour de plusieurs thématiques animées par des expertes venues des différentes régions d’Afrique. La 2e édition du SIEF s’achèvera dans la soirée par une cérémonie officielle de récompenses qui dévoilera le Grand Prix YAS de l’Entrepreneuriat Féminin.
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