Le 1er mai a été consacré, partout dans le monde, aux travailleurs. Au Togo, dans la commune du Golfe 7, à Lomé, cette journée a été célébrée dans une ambiance à la fois conviviale et engagée, marquée par une tournée de la Sénatrice-Maire Pascaline Afi Xolali Dangbuie
La célébration a débuté sous le signe du sport, avec un match de football ayant rassemblé le personnel de la mairie. Un moment de détente marqué par la présence de la maire, Pascaline Dangbuie, qui a permis de renforcer les liens entre les agents communaux et l’exécutif, dans un esprit de fraternité et de collaboration, essentiel à la bonne marche de l’administration locale.

« En ce jour, notre message est que les agents de la commune soient déterminés, fassent preuve de professionnalisme aux côtés de notre maire et de l’exécutif en général, afin qu’ensemble, nous puissions contribuer au développement de la commune », a laissé entendre Adri Kodjo Agbéko, DRH de la commune Golfe 7.
Très vite, le centre de gravité de la journée s’est déplacé vers les marchés, véritables poumons économiques de la commune. Au marché de Logoté, la Sénatrice-Maire Pascaline Afi Xolali Dangbuie est allée à la rencontre des commerçantes pour partager une vision ambitieuse : transformer ce site en un grand pôle commercial attractif. Une annonce bien accueillie, notamment par les femmes, principales actrices de ce dynamisme économique.

« Notre souhait est que l’année prochaine, ce marché ne soit plus comme aujourd’hui. Qu’il devienne un grand marché de la capitale où tout le monde vient faire ses achats, et nous sommes engagés à faire le nécessaire pour que cet objectif soit atteint », a déclaré la Sénatrice-Maire Pascaline Afi Xolali Dangbuie.
Cependant, c’est au marché d’Adidogomé-Assiyéyé que les échanges ont pris une dimension plus structurée. Face à l’exécutif communal, les femmes du Réseau des Associations du Marché d’Adidogomé-Assiyéyé (RAMAA) ont dressé un bilan détaillé de leur collaboration avec la mairie, saluant des avancées notables qui ont contribué à améliorer leurs conditions de travail et de vie.
Parmi ces acquis, la mise en place d’une crèche apparaît comme une innovation majeure, permettant aux mères de concilier activités commerciales et responsabilités familiales. La construction d’une maison de services, l’amélioration du système de gestion des déchets, l’accès à des soins de santé de proximité grâce à un dispensaire, ou encore les initiatives en faveur de l’éducation des jeunes filles ont également été largement appréciés.

Le partenariat avec la Fondation Afrique Développement International (FADI) a, lui aussi, été au cœur des témoignages. Les femmes reconnaissent les opportunités offertes en matière de financement et de renforcement de leurs activités économiques, ainsi que les actions sociales qui ont renforcé la solidarité au sein du marché.
Mais au-delà de ces avancées, les commerçantes ont tenu à faire entendre leurs préoccupations. Elles ont exprimé, sans détour, le besoin d’un meilleur aménagement de leur environnement de travail. Parmi les doléances prioritaires figurent le bitumage de la voie stratégique reliant OANDO à RCJ, la construction de nouvelles infrastructures marchandes pour répondre à la croissance des activités, ainsi que le renforcement de l’éclairage public.
Les questions de sécurité et d’accessibilité ont également été soulevées, avec des demandes pour le désencombrement des entrées du marché, le déploiement accru des forces de l’ordre et la création d’un espace de stationnement adapté. Autant de préoccupations qui traduisent la volonté des femmes du RAMAA de travailler dans des conditions plus dignes, sécurisées et propices au développement de leurs activités.
Face à ces interpellations, la Sénatrice-Maire a réaffirmé son engagement à poursuivre les efforts engagés, tout en saluant le rôle central des femmes dans l’économie locale. Elle a également insisté sur la nécessité de consolider les partenariats existants, notamment avec la FADI, afin d’amplifier les impacts positifs déjà observés.
« Les doléances qu’elles ont formulées, nous les avons écoutées et elles feront l’objet d’un travail, surtout avec notre partenaire FADI, afin qu’elles deviennent une réalité », a-t-elle déclaré.
En cette fête du Travail, les femmes du RAMAA n’ont donc pas seulement célébré leurs efforts quotidiens ; elles ont aussi posé les bases d’un dialogue constructif pour l’avenir. Entre reconnaissance et revendications, elles apparaissent plus que jamais comme des actrices incontournables du développement de la commune du Golfe 7.
