Lomé, la capitale togolaise, abrite depuis le 21 mars l’édition 2026 de l’émission télé-réalité « House of Challenge ». La compétition, qui doit s’achever le 11 avril, réunit des candidats de douze pays pour désigner les trois grands gagnants. Initialement conçue comme un écosystème visant à inspirer et motiver la jeunesse, l’émission prend une tournure tumultueuse, marquée par des dysfonctionnements techniques et des polémiques virulentes.
Dès les premiers jours dans la villa de l’hôtel Petit Bruxelles, l’ambiance est perturbée par d’importants problèmes logistiques. Les candidats expriment leur mécontentement face aux changements soudains des règles du jeu. Le principal point de crispation reste la plateforme de vote, qualifiée de « casse-tête » général. Les participants et leurs fans dénoncent des bugs récurrents, l’affichage erroné des drapeaux sur les photos des candidats, et des fermetures inégales du site selon les pays, créant une iniquité dans le processus.
La tension a atteint son paroxysme le dimanche 5 avril, lorsqu’une discussion houleuse a éclaté entre le candidat togolais et les organisateurs. Ce dernier contestait vivement la position qui lui avait été attribuée lors de la proclamation des résultats. L’incident, relayé en direct et amplifié sur les réseaux sociaux, a conduit l’organisation à suspendre les votes et à réorganiser les épreuves dans la villa. Une décision qui n’a pas calmé les esprits, suscitant au contraire la colère des candidats et de leurs communautés en ligne.
Des réseaux sociaux en proie à la division et aux insultes
Alors que « House of Challenge » devait promouvoir la cohésion sociale, l’édition 2026 est devenue, sur les réseaux sociaux, un terrain de guerre verbale. Depuis quelques jours, une rivalité toxique s’est intensifiée sur TikTok notamment, opposant les supporters des représentants africains à ceux de la candidate haïtienne.
Les Lives se transforment en échanges d’insultes, certains utilisateurs allant jusqu’à des propos racistes et déshumanisants. Cette dérive communautaire, loin des valeurs d’union portées par l’émission, illustre un détournement inquiétant de son esprit initial vers des clivages et des haines.
La course aux prix se poursuit malgré les turbulences
En dépit des polémiques, la compétition avance. La moitié des participants a déjà été éliminée, et le grand final est prévu pour le 11 avril. Les enjeux restent considérables pour les finalistes : le grand vainqueur remportera une enveloppe de 15 millions de francs CFA (dont 10 millions pour financer une start-up de son choix), une voiture neuve et un voyage en Chine. Le deuxième et le troisième prix sont respectivement dotés de 3 et 2 millions de francs CFA. Parmi les candidats encore en lice figurent : Ariana (Haïti), Annicha (RDC), Naïssa (Mali), MK Michelle (Cameroun) et M’KIDO (Nigeria). Les candidats éliminés à ce jour sont : Havila (Côte d’Ivoire), NONA (Guinée), Moupita (Gabon), Régieboyzzer (Bénin), Kodda (Mauritanie), Wanousky (Niger) et Brashad CEO (Togo).
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