La crise au sein du Nouvel Engagement togolais (NET) est loin d’être terminée. Les préparatifs des élections sénatoriales ouvrent une nouvelle page de tensions. Dans le camp de Jules Amim, la bonne ambiance n’est pas encore un acquis.

Selon des informations parvenues à notre rédaction, Franck Tcharie, conseiller municipal dans la commune d’Agoe 6 et vice-président, ne veut plus attendre parler de son président.
Une affaire de dossier de candidature serait à l’origine de la discorde. Contacté par notre rédaction, le vice-président ne digère plus la méthode dictatoriale de son nouveau patron.
« J’étais parti retirer la fiche de candidature pour les élections sénatoriales au siège de la CENI. Par la suite, j’ai informé le bureau national dudit retrait. À ma grande surprise, le président m’a grondé au téléphone comme si j’étais son fils. Il m’a fait comprendre que je n’avais pas le droit de retirer la fiche de candidature sans son avis. Pourtant, il y a une note officielle signée par le SG qui invitait les militants désireux de candidater à entamer les démarches. Le seul endroit où l’on retire les fiches de candidature, c’est la CENI. Je ne comprends pas pourquoi on veut me faire la peau pour avoir fait ce retrait » a signifié Tcharie.

Pour lui, son président, pour des raisons qui lui sont propres, ne souhaite pas qu’il soit candidat au Sénat.
« Mon intention d’être candidat au Sénat ne date pas d’aujourd’hui. Je fais partie des membres fondateurs du NET et chacun savait que je me préparais à aller au Sénat depuis des années. Si j’ai soutenu Jules Amin dans cette aventure, c’est parce que je n’aimais pas certaines méthodes du président Gerry Taama. À plusieurs reprises, j’ai signifié cela à Gerry Taama lui-même. Néanmoins, j’étais clair avec Jules Amin : je ne quitterai pas un voleur pour un sorcier. Pour toutes ces raisons, j’exige la démission de Jules Amin à la tête du NET et qu’on redonne les destinées du parti à quelqu’un de plus sérieux ».
À quand la fin du film ?
Affaire à suivre.