L’effroi gagne les habitants de Vogan après la diffusion d’images insoutenables sur les réseaux sociaux. On y voit une tombe profanée, un cercueil ouvert, et surtout, un cadavre sans tête.
Ce geste, qualifié de rituel par plusieurs sources locales, a profondément choqué la population, soulevant des interrogations sur les dérives occultes dans certaines régions du pays.
Le choc est d’autant plus fort qu’il survient dans un climat déjà tendu. Il y a quelques jours à peine, à Ségbégan (préfecture du Golfe), un homme aurait décapité son superviseur dans une usine d’eau, avant de jeter la tête dans un étang. Ce meurtre, qualifié de prémédité, avait déjà provoqué l’indignation.
Deux actes barbares en si peu de temps alimentent la peur et relancent le débat sur les pratiques criminelles liées à des rites ou à des intérêts personnels. Face à cette montée de violence, de nombreux Togolais réclament des réponses fermes des autorités et appellent à renforcer la sécurité autour des lieux de sépulture et dans les quartiers les plus vulnérables.
Jivarelle BOYA (Stagiaire)