Les ministres de la Santé des États membres de la CEDEAO se sont réunis ce 25 avril à Freetown dans le cadre de la 27e session ordinaire pour adopter un cadre stratégique régional visant à éliminer le paludisme dans l’ensemble de la région ouest-africaine au cours de la prochaine décennie.
Initiée par l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), cette 27e session ordinaire marque un tournant décisif dans la lutte contre le paludisme, qui reste l’un des principaux fléaux sanitaires de la région.
« Aucun pays ne peut éliminer le paludisme isolément », a déclaré le Dr Melchior Aïssi, directeur général de l’OOAS, en appelant à une « approche régionale coordonnée, fondée sur la solidarité et l’harmonisation des interventions ».
Parmi les mesures phares attendues : l’adoption du cadre régional pour l’élimination du paludisme et de la Charte de Freetown, qui devrait engager les États membres à renforcer leurs investissements domestiques dans la santé
Si le Cap-Vert a été certifié pays exempt de paludisme, les progrès régionaux restent fragiles. Le ministre sierra-léonais de la Santé, Dr Austin Demby, a souligné le ralentissement mondial des avancées depuis 2015, la baisse des financements extérieurs et l’impact croissant du changement climatique sur la transmission de la maladie.
L’Assemblée, qui se poursuit jusqu’au 26 avril, doit également examiner le rapport annuel 2025 de l’OOAS et aborder des priorités connexes comme le financement domestique, l’allaitement maternel exclusif et l’adaptation des systèmes de santé au changement climatique.
