« Le Chant des Linguère » pose ses valises à Lomé : la voix des femmes au cœur du débat

Lomé, la capitale togolaise, accueille sa première édition du festival international « Le Chant des Linguère » du 26 au 28 mars 2026. L’événement a été officiellement lancé ce jeudi lors d’une conférence de presse présidée par le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Isaac Tchiakpé, en présence de l’initiatrice du festival, la chanteuse Coumba Gawlo.

Le festival international « Le Chant des Linguère », initié en 2018, a démarré au Sénégal avec pour objectif à travers les voix des femmes chanteuses : de véhiculer des messages forts sur le respect scrupuleux des droits humains, notamment des droits des femmes.

Pour sa première à Lomé, ce festival fera entendre les voix des femmes à travers les artistes féminines du continent. Selon la chanteuse Coumba Gawlo, l’initiatrice dudit festival, il s’agit de faire en sorte que les femmes puissent être davantage entendues par le biais de voix féminines : « Pour moi, la musique est le meilleur vecteur de communication et, à travers la musique, nous pouvons faire évoluer les comportements, amener un changement social et comportemental ».

Le festival international « Le Chant des Linguère » ne se limite pas seulement aux chanteuses : il se veut une plateforme fédératrice, rassembleuse et mobilisatrice. Il s’appuie également sur des femmes leaders pour faire bouger les lignes, notamment mener des plaidoyers en faveur de l’amélioration des conditions de vie des femmes et pour traiter les problématiques de la société afin de produire un changement social et comportemental.

« Le festival international Le Chant des Linguère est une plateforme qui rassemble les populations pour parler de l’essentiel. Pour moi, l’essentiel, ce sont les thèmes de notre programme retenus pour le Togo : notamment les mariages précoces, les mutilations génitales féminines, la promotion de l’autonomisation de la femme, l’entrepreneuriat, le leadership féminin, la migration irrégulière, le dividende démographique et, surtout, des thèmes très importants : la paix, la sécurité et la cohésion sociale », a martelé la promotrice du festival, Coumba Gawlo.

À Lomé, cette première édition du festival international « Le Chant des Linguère » propose un programme alléchant. Un forum d’échanges, de partage d’idées et d’expériences est prévu dans la matinée du 27 mars à l’Université de Lomé. Dans la soirée, à 19 h, au marché de Cacavéli à Agoè, un concert populaire et gratuit mettra sur scène des artistes féminines du continent, à l’instar de Coumba Gawlo (Sénégal) ; Senzaa (Togo) ; Cécile Meba (Togo) ; Ralycia (Togo) ; Foly Nedy (Togo) ; Afia Mala (Togo) ; Anna Fambo (Bénin) ; Krys M (Cameroun) ; Ouleya Mint Amartinchitt (Mauritanie) ; et Hawa Boussim (Burkina Faso). L’apothéose du festival aura lieu à l’hôtel 2 Février, à travers un dîner de gala au cours duquel des femmes leaders seront honorées.

Au nom du gouvernement togolais, le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Isaac Tchiakpé, a salué l’initiatrice du festival pour son engagement en faveur de la paix, de la sécurité et de la cohésion sociale. Il a souligné que ce festival s’inscrit au cœur de la stratégie gouvernementale avant de réaffirmer le soutien de l’État à ce rendez‑vous, qui est à la fois un moment de convivialité, de responsabilité et de pédagogie.

Il convient de préciser que ce festival a déjà eu lieu au Sénégal, en Mauritanie, au Mali, en Guinée‑Bissau et au Burkina Faso.

Lire aussi : 8 mars 2026 : l’ONG CAFE et VLISCO honorent 7 femmes de 3 secteurs d’activité

Lire aussi : Le Togo doublement représenté à « La Relève Afrique by Castel Beer » : Jocelyn Dogbo en compétition, Professeur Abawoé coach pour l’édition All Stars

Recevez quotidiennement nos articles via WhatsApp

Laisser un commentaire