Décès de Papa Assiakoley : le MMLK rend hommage au gardien de la Maison des Esclaves d’Agbodrafo et fait des recommandations au gouvernement

Le Mouvement Martin Luther KING (MMLK) a rendu un vibrant hommage à Papa Assiakoley, gardien emblématique de la Maison des Esclaves d’Agbodrafo, décédé le 1er mai 2026 après quarante années consacrées à la préservation de la mémoire de la traite négrière au Togo.

Dans une déclaration publiée le 7 mai à Lomé, le mouvement dirigé par le Pasteur Edoh Komi a salué la mémoire d’un homme « silencieux, discret mais grand », qui a consacré sa vie à entretenir ce haut lieu historique lié à la déportation des esclaves africains.

Pour le MMLK, Papa Assiakoley représentait bien plus qu’un simple gardien. « Il n’était ni ministre, ni député. Il était la mémoire debout. Il n’a pas écrit l’Histoire. Il l’a empêchée de mourir », souligne le mouvement dans son communiqué.

Durant quatre décennies, l’homme a veillé presque seul sur ce symbole de la mémoire collective africaine, sans reconnaissance officielle à la hauteur de son engagement. Le MMLK déplore notamment l’absence de distinctions honorifiques et de conditions de vie décentes pour celui qu’il considère comme un véritable serviteur de la mémoire nationale.

Face à cette disparition, le mouvement formule plusieurs recommandations aux autorités togolaises afin d’honorer durablement l’héritage laissé par le défunt.

Le MMLK propose ainsi de rebaptiser la Maison des Esclaves d’Agbodrafo en « Porte de la Renaissance – Mémorial Assiakoley », afin de perpétuer le nom de celui qui a incarné pendant des années la conservation de ce patrimoine historique.

Le mouvement demande également l’institution du 1er mai comme « Journée nationale de la mémoire contre l’oubli », une date qui servirait désormais à rappeler les souffrances liées à l’esclavage et à honorer ceux qui œuvrent à la transmission de cette histoire.

Enfin, le mouvement souhaite l’inscription de Papa Assiakoley au Panthéon des héros de la mémoire togolaise, estimant que son engagement mérite une reconnaissance nationale.

« Papa Assiakoley, que la terre d’Agbodrafo te soit légère », conclut le communiqué du MMLK dans un dernier hommage empreint d’émotion.

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