Togo : État et secteur privé consolident leur partenariat pour accélérer les réformes économiques

📅Publié le : 07 juillet 2026 à 13h48

Le Comité de concertation État-secteur privé (CCESP) a tenu, lundi 6 juillet à Lomé, sa première réunion statutaire de l’année 2026. Les travaux ont permis de dresser le bilan des activités menées en 2025, d’évaluer la conjoncture économique nationale et de définir les priorités visant à renforcer le dialogue entre les pouvoirs publics et les acteurs économiques.

Présidée par le ministre de l’Économie et des Finances, Essowè Georges Barcola, la rencontre a réuni plusieurs membres du gouvernement, notamment la ministre chargée de l’Économie sociale et solidaire, Mazamesso Assih, le ministre délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières, Robert Koffi Messan Eklo, ainsi que les représentants du patronat togolais.

Au cours des échanges, les membres du Comité ont examiné le rapport des activités du CCESP au titre de l’année 2025, analysé la conjoncture économique nationale et suivi une communication consacrée aux évaluations environnementales et aux enjeux climatiques, dans un contexte où le développement durable s’impose progressivement comme un levier de compétitivité économique.

Le rapport d’activités fait état d’importantes initiatives conduites au cours de l’année écoulée. Parmi les actions phares figurent le rendez-vous fiscal annuel entre le gouvernement et le secteur privé autour de l’avant-projet de loi de finances, un atelier sur la lutte contre la corruption organisé avec la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA), le dialogue fiscal de proximité ainsi que les rencontres avec les points focaux du dialogue public-privé.

Les indicateurs économiques présentés au cours de la réunion traduisent une évolution globalement favorable de l’activité. Les ressources totales de l’État ont progressé de 2,4 %, tandis que les dépenses publiques ont diminué de 2 %. La note de conjoncture relève également une hausse du trafic aéroportuaire, des exportations et des importations, témoignant d’un regain de dynamisme des échanges économiques.

Dans son intervention, Essowè Georges Barcola a rappelé la vision du Président du Conseil, Faure Gnassingbé, pour qui la coopération entre l’État et le secteur privé constitue « une nécessité impérieuse » pour soutenir le développement du pays. Selon lui, la croissance économique demeure l’un des piliers de la nouvelle feuille de route gouvernementale en préparation, avec un secteur privé appelé à jouer un rôle moteur.

« Avec le secteur privé, l’État veut construire une croissance ambitieuse, durable, de qualité et inclusive », a déclaré le ministre, réaffirmant la volonté du gouvernement de poursuivre les réformes destinées à améliorer l’environnement des affaires et à renforcer la compétitivité de l’économie nationale.

Au nom des opérateurs économiques, le président du patronat, Laurent Tamégnon, a salué les avancées enregistrées grâce au dialogue institutionnalisé entre les deux parties. Il s’est notamment réjoui de la création des comités de concertation régionaux, de la prise en compte de plusieurs propositions du secteur privé dans les réformes fiscales et de l’amélioration progressive du cadre de concertation.

Le patronat a toutefois invité les autorités à poursuivre les réformes en accélérant le règlement de la dette intérieure, en mettant en place les commissions de recours attendues par les entreprises et en apportant une réponse à la hausse des coûts de location des terrains dans la zone portuaire, une préoccupation récurrente des opérateurs économiques.

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