Viol d’un nourrisson de 14 mois : une décision de justice relance l’émotion 

Un fait d’une extrême gravité continue de susciter une vive émotion au Bénin et sur les réseaux sociaux. Il s’agit du viol d’un nourrisson de 14 mois, une affaire survenue en juin 2022 à Dassa-Zoumè, et dont les développements judiciaires récents alimentent l’indignation de l’opinion publique.

Selon les informations rapportées par l’Institut National de la Femme (INF), le mis en cause, identifié comme Samikpo Eugène Houégnon, aurait abusé de la fillette, enfant de sa compagne, profitant d’un moment d’absence de la mère. Cette dernière aurait découvert son enfant dans un état préoccupant, présentant notamment des saignements au niveau de l’entrejambe. Des examens médicaux ont par la suite confirmé les faits, conduisant à l’ouverture d’une enquête et à l’interpellation du suspect.

Poursuivi devant la justice, l’accusé a été reconnu coupable et condamné en première instance à dix ans de réclusion criminelle. Il a toutefois interjeté appel de cette décision. Saisie du dossier, la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) a rendu son verdict en fin de semaine dernière, revoyant la peine à sept ans d’emprisonnement, dont cinq ans fermes. À cela s’ajoutent une amende d’un million de francs CFA ainsi que 500 000 francs CFA à titre de dommages et intérêts.

Cette décision judiciaire suscite une vague de réactions au sein de l’opinion publique béninoise ainsi que sur les réseaux sociaux. De nombreux citoyens et observateurs estiment que la peine prononcée reste insuffisante au regard de la gravité des faits.

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